Prise de position
publique devant la commission environnement du Conseil Général de la Guadeloupe d’un citoyen actif de Saint-Claude contre la construction d’un incinérateur de grande taille retenu par le
programme d’élimination des déchets ménagers et assimilés 2007 de la Guadeloupe
En ce jour du 20 octobre 2007, la présentation du plan départemental par le Conseil Général de la Guadeloupe aboutie après 10 années de procédure entre 1997-2007.
Néanmoins, la proposition par le Symctom de Pointe à Pitre de construction d’un incinérateur d’une capacité de 190 000 tonnes a été retenue par le président de l’assemblée départementale et
inscrite au plan départemental.
Le coût de la construction, les frais de fonctionnement et la capacité de rentabilisation d’un incinérateur de cette taille
m’incite à porter de sérieuses réserves sur les procédés alternatifs qui pourront être développée à l’avenir contre le « tout incinération » en Guadeloupe.
Soit la pire solution en matière de protection de l’environnement.
Plusieurs raisons exigent que le Conseil général, et à titre personnel, chacun des membres de l’assemblée, revienne sur sa
décision :
- L’incinération est un choix de traitement de déchets très polluant
- La construction prévue sera située au centre de la Guadeloupe, polluant de fait tant la
Basse-Terre que la Grande-Terre.
- Les conclusions du « Grenelle de l’environnement » sur la gestion des déchets en
France demandent que le débat sur l’incinération soit posé en France et dans l’attente, qu’un moratoire sur les autorisations de construction d’incinérateur soit pris sur l’ensemble du territoire
au plus tard le 31 décembre 2007
- La Guadeloupe n’a pas un système de tri sélectif efficient des déchets ménagers et assimilés qui
pourrait compenser les dangers de l’incinération
- Le choix de construction d’un incinérateur d’une capacité de 190 000 tonnes de traitement
amène à penser que l’incinération sera le choix « exclusif » pour la Guadeloupe
Alors que des pollutions grave due à l’incinération ont été constatée dans des agglomérations importantes (Albertville, Rouen, Angers, Grenoble) ;
Alors que des cas de cancers et maladies graves ont été relevés sur des jeunes enfants ;
Alors que des troupeaux infectés par la nourriture contaminée par la fumée des incinérateurs en service ont été abattus par les autorités sanitaires;
Alors que la santé de l’ensemble des Guadeloupéens est directement menacée par cette construction dangereuse;
Au nom de la protection de l’environnement de la Guadeloupe,
Au nom de la protection de la santé des Guadeloupéens et des générations futures,
En conséquence des précédents scandales dus à l’utilisation de l’amiante dans les bâtiments et du chlordécone dans les plantations,
Je demande au Président du Conseil Général, y compris le conseiller général d"e saint-claude et à chacun des conseillers généraux de la majorité de revenir sur leur
décision,
D’éviter une pollution aérienne par les fumées toxiques,
De dénoncer le plan départemental de la Guadeloupe retenant la construction d’un incinérateur à Pointe à Pitre.
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